La Ministre de l’Industrie et du Commerce était devant la Commission Budgétaire de l’Assemblée Nationale du Bénin le vendredi 26 novembre 2021.

Un exercice bien délicat, mais réussi qui a permis à la Ministre Alimatou Shadiya ASSOUMAN de présenter à la représentation nationale, un budget prévisionnel ambitieux et en nette progression pour l’année 2022.

5.495.634.000 FCFA. C’est le montant exact du budget prévisionnel que Madame Alimatou Shadiya ASSOUMAN, Ministre de l’Industrie et du Commerce (MIC), a défendu devant les membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée Nationale du Bénin présidée par l'Honorable Gérard GBENONTCHI. Ce budget concocté pour la poursuite des réformes structurelles, l’accompagnement de la promotion des produits locaux, la préparation du retour de l’État dans le secteur industriel ...etc. se répartit en trois grandes masses. Notamment les dépenses du personnel (732.000.000 FCFA, les dépenses ordinaires hors personnel (2.043.743.000 FCFA) et les dépenses en capital (2.719.891.000 FCFA).

Comparé au budget de l’année précédente qui s’élevait à 3.396.036.000 FCFA, le budget 2022 a connu une augmentation de 61,83%, notamment sur le volet commerce. Et il est le « fruit d’un processus d’élaboration conduit dans un esprit participatif », a insisté la Ministre ASSOUMAN. À l’en croire, « Appui au Programme du Cadre Intégré Renforcé (PAPCIR) » doté de 433.890.000 FCFA sur le budget national et le « Projet de Contribution du Bénin à l’Assurance du Commerce en Afrique » sont deux (02) projets d’investissement importants et ambitieux qui viennent en soutien aux trois (03) programmes du ministère cités plus haut.

Aussi, l’État a-t-il décidé de revenir dans le secteur industriel. Et sa vision n’est pas de créer et de gérer lui-même des entreprises industrielles, mais plutôt d’améliorer le cadre réglementaire, d’accompagner et d’encadrer le secteur afin de le rendre plus sûr, plus dynamique et plus accessible. Surtout que « le 1er quinquennat a substantiellement amélioré le cadre d’investissement en termes d’industrie... ». Avec la Zone Economique Spéciale (ZES) qui connaît une évolution en termes de réalisations. L’autre aspect sur lequel la MIC a mis l’accent est l’assainissement du secteur de la boulangerie-pâtisserie qui ne se porte pas trop bien au Bénin. Grosso modo, les principales actions envisagées pour 2022 sont porteuses de la vision et de l’ambition du Gouvernement à travers son Programme de gouvernance.
Dans l’ensemble, les membres de la Commission ont exprimé leur satisfaction tant pour la qualité des documents mis à leur disposition que pour la pertinence des réponses apportées à leurs préoccupations. Toutefois, ils ont insisté sur la bonne attention à accorder au secteur de la boulangerie, la promotion des produits tropicaux, la protection du consommateur, l’actualisation des politiques industrielles et commerciales.

PF Com/MIC