Fermeture des frontières terrestres par le Nigéria

Les ministres ASSOUMAN et DOSSOUHOUI aux côtés des maraichers

La Ministre de l’Industrie et de Commerce et son homologue en charge de l’Agriculture ont tenu, ce mardi 17 septembre 2019 à Grand-Popo, une séance de travail avec les acteurs de la filière maraicher. La fermeture des frontières terrestres par le Nigéria étant au centre des préoccupations.

Rechercher les voies et moyens pour atténuer les effets néfastes de la fermeture par le Nigéria de ses frontières terrestres avec le Bénin. C’est à cette tâche que la Ministre de l’Industrie et de Commerce (MIC) et son collègue en charge de l’Agriculture se sont adonnés ce mardi 17 septembre 2019 à Grand-Popo. A l’occasion, ils avaient comme interlocuteurs les acteurs de la filière de maraichage de la zone de Grand-Popo et autres.

Très rapidement, le ministre Gaston DOSSOUHOUI a rappelé le difficile contexte de fermeture des frontières par le grand voisin de l’Est et ses conséquences néfastes sur la chaine de production et de commercialisation des produits maraichers. Notamment la tomate, piment, carotte, poivrons etc. Dans ses propos liminaires, il a expliqué la préoccupation du Gouvernement, et plus précisément celle du Chef de l’Etat, le Président Patrice TALON, qui a commis deux de ses ministres pour trouver avec les acteurs concernés des palliatifs à cette situation. Comme lui, Mme Shadiya Alimatou ASSOUMAN, Ministre de l’Industrie et de Commerce, a également stigmatisé le mal, et invité les uns et les autres à une participation active pour des propositions réalistes et viables.

Le Préfet du Département du Mono qui a pris part à la séance de travail a salué l’initiative du gouvernement qui prouve que le Chef de l’Etat est à l’écoute de son peuple et se préoccupe de ses problèmes. Comlan Sèdjro ZINSOU a invité les acteurs à ne pas baisser les bras, à pousser loin l’audace aux fins de revoir les paradigmes dans les relations commerciales avec nos voisins.

Des mesures draconiennes en vue

A tour de rôle, les représentants des différentes associations faitières de la filière ont exprimé leur désarroi face à cette situation de fermeture de frontière qui est arrivée à un moment de flux des produits béninois vers le Nigéria. Depuis la survenue de cette satiation le 23 août dernier, plus rien ne va. Les pertes et les dettes s’accumulent, peut-on retenir de leurs propos.

Pour Amoussou Adjéoda, gros producteur et Président de la Chambre d’Agriculture du Bénin, il est important de changer de fusil d’épaule. Car le Nigéria est une opportunité certes, mais un partenaire dangereux. Car à la moindre réaction négative de sa part, tout bascule.

Après les échanges et toutes sortes de propositions, il est retenu grosso modo que des mesures à court, moyen et long terme sont à prendre. Notamment la prospection d’autres marchés dans la sous-région afin de sauver rapidement l’existant, revoir l’organisation du système d’exploitation, adapter les variétés de tomate plus résistantes à la forte chaleur, encourager la recherche développement. Il est aussi retenu la construction de magasins de stockage et la mise en place d’infrastructures de transformation pour y apporter une plus-value. Le ministre DOSSOUHOUI a même suggéré aux acteurs de souscrire désormais à une assurance afin de sécuriser leurs affaires en cas de situation dramatique. Experte en ce domaine, la Ministre de l’Industrie et de Commerce est toute désignée pour les y aider.

Une visite guidée dans les périmètres maraîchers de Grand-Popo a permis de voir que du bon travail se fait, et qu’il est important que des mesures draconiennes soient prises pour sauver la filière.

Le même exercice sera fait mercredi et jeudi prochains respectivement à Allada et Glazoué pour les mêmes motivations.

 

PF/Com