Pour atténuer les effets néfastes de la fermeture des frontières nigérianes

Les acteurs de la filière Ananas se concertent pour des approches de solutions

Après Grand-Popo mardi dernier, Mme le Ministre de l’industrie et du Commerce et celui en charge de l’Agriculture se sont rendus ce mercredi 18 septembre 2019 à Allada pour échanger avec les acteurs de la filière Ananas. Des solutions palliatives sont envisagées pour atténuer les effets néfastes de la fermeture des frontières nigérianes.

Depuis environ un mois, le Nigéria a fermé de façon unilatérale ses frontières terrestres avec ses voisins. Le Bénin qui se situe ouest en fait partie. Dès lors, des difficultés de tout genre se posent au plan socio-économique. Beaucoup de filières agricoles sont négativement impactées. Notamment celle de l’Ananas. Sur instruction du Chef de l’Etat, Mme le Ministre de l’Industrie et du Commerce (MIC) et celui en charge de l’Agriculture ont tenu, ce mercredi 18 septembre 2019 à la Préfecture d’Allada, une séance de travail avec les acteurs de cette filière qui nourrit un nombre important de Béninois.

 Dans son propos liminaire, Gaston DOSSOUHOUI, le ministre en charge de l’Agriculture, a rapidement rappelé l’objectif principal de la rencontre. Pour lui, il est question de trouver, ensemble avec les acteurs de la filière Ananas, les pistes de solutions pour atténuer les effets pervers de la fermeture unilatérale des frontières terrestres par le Nigéria. Selon ses propos, il n’est point productif de ressasser les difficultés liées à la fermeture pour lesquelles le Président Patrice TALON mène déjà une diplomatie de concert avec ses homologues de la sous-région. Mais plutôt de donner des propositions concrètes pour faire de ses difficultés des opportunités.

Et à cette invite, la plupart des interventions ont tourné autour de trois axes principaux. Pour Mme Shadiya Alimatou ASSOUMAN, Ministre de l’industrie et du Commerce, il s’agit de la transformation, du financement et de la conquête de nouveaux marchés.

Des associations de producteurs à celles des commerçants, en passant par les partenaires techniques et financiers, tous ont opté pour l’anticipation. Car, le marché nigérian n’a aucun avenir pour les commerçants béninois dans cette filière. La tendance est de prospecter les autres marchés de la sous région, d’Europe et du Moyen-Orient. Mais, pour y arriver de façon durable et profitable, il faut se conformer aux normes. Ce qui passe, entre autres, par le respect des itinéraires techniques. Les propositions de souscrire à une police d’assurance sont également évoqués.

En conclusion, il a été annoncé qu’un point sera fait au Chef de l’Etat qui prendra les décisions appropriées.

Rappelons que la séance de travail s’est déroulée en présence du Préfet de l’Atlantique, du Maire de Allada et de nombreux acteurs de la filière.

24 heures plus tôt, la même séance a eu lieu à Grand-Popo, l’un des grands bassins de produits maraîchers du Bénin. Là également des approches de solutions ont été envisagées.

 

PF Com